Chronique des ROSSIGNOL de Dordogne


La chronique de la famille ROSSIGNOL c'est l'histoire d'une branche familiale qui commence en Dordogne et se termine en  Dordogne après être passée par Paris.

J'ai remonté cette branche maternelle de mon épouse Colette FLEURY jusque vers 1742. L'ancêtre ROSSIGNOL le plus éloigné trouvé serait Antoine (AAAGP de Colette) né vers 1742. Il aurait eu au moins 3 enfants tous s'appelant Jean. Le 1er, (SOSA 48 de mon épouse), serait né vers 1774 à St Laurent-des-Bâtons (24) et a épousé Anne LACOSTE née vers 1775 à Cause-de-Clérans (24). Ce couple a eu 6 enfants (3 filles et 3 garçons, ces derniers tous prénommés aussi Jean).

Ce couple semble avoir bougé quelque peu, car la 1ère fille (Elisabeth) est née vers 1797 à Cause-de-Clérans et les 5 autres entre 1804 et 1810 à St Félix-de-Villadeix (24). Le mari est décédé en 1832 à St Laurent-des-Bâtons et l'épouse en 1854 à St Amand-de-Vergt (24). La distance est néanmoins limitée (une vingtaine de kilomètres, St Félix-de-Villadeix étant situé à mi-chemin entre Cause-de-Clérans et St Amand-de-Vergt.

L'un des fils Jean (AAGP) né en 1807 à St Félix-de-Villadeix a épousé en 1830 Marie FAURIE née en 1809 à St Laurent-des-Bâtons et morte jeune en 1842 dix jours après la naissance de leur 6e enfant. Ils ont donc eu 6 enfants entre 1831 et 1842 (4 filles et 2 garçons, ces derniers prénommés également Jean alors que 3 des 4 filles étaient prénommées Marie).

Le dernier fils Jean (AGP) né en 1842 a épousé en 1870 Jeanne REBEYROTTE née en 1838 à Saint-Marcel-du-Périgord. Il ont eu 2 enfants : Marie (dite Zulma) en 1872 à St Laurent-des-Bâtons et Jean-Gonthier en 1882 à St Marcel-du-Périgord. Jeanne est décédée en 1884, 1 an et demi après la naissance de son fils. D'après la mère de mon épouse, elle ne s'était jamais remise des suites de cette naissance. En 1874, le couple ROSSIGNOL/REBEYROTTE, qui habitait déjà à St Marcel-du-Périgord, au lieu-dit le " Castellot ",  achète une maison, toujours à St Marcel du Périgord, dans le bourg, à Marie CHAVANEL veuve d'Antoine BIZAT. Cette maison est toujours restée dans la famille depuis, puisqu'elle est dorénavant la propriété de leur arrière-petite-fille et nous sert de résidence secondaire depuis quelques années. Jean ROSSIGNOL (AGP) est décédé en 1914 à St Marcel-du-Périgord où il exerçait la profession de menuisier.

Marie (dite Zulma) ROSSIGNOL (grande-tante de Colette) est restée célibataire. Elle a dû élever son petit frère, sa mère étant décédée moins de 2 ans après la naissance de Jean-Gonthier alors que Marie avait à peine 12 ans. A la mort de son père en 1914 à 72 ans, elle est partie " se placer " chez un dentiste à Bordeaux et revint en Dordogne vers 1916 à Teyjat près de Nontron chez le curé Joseph GRELLETY pour le servir, le soigner, etc… jusqu'à la mort de celui-ci en 1940. Elle avait dû connaître ce dernier lorsqu'il était curé à St Marcel du Périgord dans son jeune âge. Elle est ensuite revenue à St Marcel-du-Périgord où elle est décédée en 1945 à 73 ans.

Jean-Gonthier ROSSIGNOL (aussi appelé Jean-Alphonse) (Grand-père de Colette) s'est marié en 1908 avec Catherine BLANCHET (R) née en 1888 à Lalinde (24) 3e d'une fratrie de 5 enfants. Il était alors maréchal-ferrant à St Marcel-du-Périgord. Ils ont ensuite habité à Lalinde où est née Edith (mère de Colette) en 1910 au lieu-dit de Bittarie alors qu'elle a été baptisée à Molières (24). Un 2e enfant, René, est né à Périgueux en 1912 et est malheureusement décédé très jeune à 2 ans d'une méningite foudroyante à Périgueux où Jean-Gonthier avait trouvé un emploi d'ajusteur aux chemins de fer. A la guerre de 1914-1918, il avait été affecté dans une usine de guerre à Fumel (47) où il est décédé en 1918 à 36 ans de la grippe espagnole. Il y a été inhumé, sa veuve n'ayant pas les moyens de le faire enterrer en Dordogne. Celle-ci a été reconnue comme veuve de Guerre malgré que son mari ne fasse pas partie des "Morts pour la France" et sa fille Edith, âgée de 8 ans a été adoptée comme Pupille de la Nation par le Tribunal Civil de Périgueux en 1919.

Catherine BLANCHET (dite Blanche) se retrouve donc veuve avec une enfant de 8 ans à charge. Les temps seront durs car elle ne travaillait pas et devait aller à la soupe populaire. En 1920, elle quitte Périgueux pour remplacer à Chantilly (60) une tante (Anna) qui travaillait depuis 40 ans chez un vétérinaire. Ne sachant pas si la place lui plairait, elle a laissé sa fille Edith chez ses parents, Pierre BLANCHER et Marguerite née COMBE à Lalinde (lieu-dit Port-de-Couze).

Edith ROSSIGNOL est "montée" retrouver sa mère à Chantilly avec sa tante Marguerite BLANCHER (épse FOURTOU). Elles sont restées 4 ans à Chantilly. Elles ont ensuite habité La Courneuve (93) une commune ouvrière de la Banlieue Parisienne où elles sont restées 7 années. Catherine a trouvé un emploi de fraiseuse où elle était payée aux pièces. Elle travaillait de 6h du matin à 14h et ensuite faisait des ménages pour améliorer l'ordinaire.

Vers 1930, Catherine BLANCHET s'installera à Paris dans le 18e arrondissement où elle tiendra une crémerie jusqu'en 1946 et habitera au-dessus de la boutique, avec sa fille, son gendre et ses 2 petites-filles, dans un petit appartement (2 pièces-cuisine sans salle de bain) avec WC sur le palier. La salle de bains fut construite dans le début des années 60. L'achat d'un studio contigu a permis d'agrandir l'appartement pour en faire un 3 pièces.

A La Courneuve, Edith travaillait dans une entreprise américaine comme sténo-dactylo. Elle a dû quitter cet emploi pour travailler avec sa mère à la crémerie.

Après la guerre et dans les années 50, Catherine passait tout l'été à St Marcel-du-Périgord pour y trouver le soleil qu'elle avait besoin pour soigner ses problèmes de décalcification des os. Elle est décédée en 1960 à l'Hôpital Bichat à Paris à l'âge de 71 ans.

En 1930, Edith ROSSIGNOL a rencontré celui qui deviendra son mari 2 ans plus tard, Pierre FLEURY, au bal de la mairie de La Courneuve. Elle avait d'abord connu son frère André lors d'une colonie de vacances dans le Calvados en 1924. Pierre habitait aussi à La Courneuve. Ils se sont mariés en 1932 à Paris 18e. De cette union naîtront 2 filles en 1937 et 1944.

Après que sa mère a cédé sa crémerie, Edith a élevé sa 2e fille (Colette) et dans les années 50 a trouvé un travail de sténo-dactylo facturière près de son domicile, dans le 18e, ce qui lui permettait de rentrer le midi pour faire à manger à son mari et ses enfants. Elle est restée dans la même entreprise jusqu'à sa retraite en 1975. A ce moment-là, son mari Pierre étant déjà en retraite, ils sont descendus s'installer définitivement dans la maison familiale de St Marcel-du-Périgord (24) où ils avaient fait beaucoup de travaux, depuis son acquisition en 1945, pour la moderniser.

Cette maison a une longue histoire familiale. Elle avait été acquise une 1ère fois par un arrière-grand-oncle d'Edith ROSSIGNOL (Pierre dit Louis REBEYROTTE) en 1841 qui l'a échangée immédiatement avec une autre maison dans le même village. En 1874, la nièce du sus-dit REBEYROTTE, Jeanne REBEYROTTE et Jean ROSSIGNOL, son mari, les grands-parents d'Edith, rachètent cette maison qui revient donc dans la famille. Suite au décès de Jeanne REBEYROTTE en 1884, elle vendue en licitation par son mari Jean et son fils Jean-Gonthier ROSSIGNOL à sa fille Marie-Zulma ROSSIGNOL en 1908. Celle-ci, célibataire sans héritier direct, la vend en viager à Edith et son mari en avril 1945 et décède en octobre 1945. Elle est maintenant la propriété de l'une des filles d'Edith.

Edith a dû quitter cette maison en 2005 pour une résidence de retraite, son état de santé ne lui permettant  plus de rester seule (son mari était décédé en 2001). Elle est y décédera en juin 2006 à 6 jours de ses 96 ans à Sainte Alvère à 9 km de chez elle et à moins de 20 km de son lieu de naissance. Elle est inhumée à Saint Marcel-du-Périgord au côté de son mari .

Edith ROSSIGNOL était la dernière personne à porter ce patronyme dans la famille. Ainsi s'est éteinte cette branche.

En Dordogne, nous n'avons pas retrouvé de cousins ROSSIGNOL ni REBEYROTTE vivants. Par contre, il y a de nombreux cousins BLANCHER.

P. MILLET - Janv. 2009.
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